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Congrès de l'Acfas

Relever les défis de la science au féminin

Maman Joyce Dogba, Paule De Blois, Sophie D’Amours et Alisson Clémenceau discutent de leurs parcours

Quatre femmes aux parcours inspirants ont abordé les défis d’une carrière en sciences le mercredi 11 mai, lors d’une causerie qui a aussi été ponctuée d’anecdotes personnelles.

Tenue dans le cadre du 89e Congrès de l’Acfas, cette activité de la programmation Espace Relève a réuni Paule De Blois, sous-ministre à l’Enseignement supérieur, Maman Joyce Dogba, professeure en médecine à l’Université Laval, Sophie D’Amours, rectrice de l’Université Laval et Alisson Clémenceau, doctorante à l’Université Laval. 

Paule De Blois a déploré qu’encore aujourd’hui, peu de femmes se dirigent vers l’entrepreneuriat scientifique ou s’intéressent aux sciences, à la technologie, à l’ingénierie et aux mathématiques. Selon elle, il faudrait démontrer davantage la diversité des parcours possibles et l’impact de ces secteurs innovants sur la société pour intéresser davantage de candidates, dès leur jeune âge. «La jeune fille avec un sarrau qui tient un bécher, ce n’est pas seulement ça, les sciences.»

Ayant souvent évolué dans des milieux masculins, Sophie D’Amours a abordé le défi de prendre sa place et de «faire entendre sa voix». Elle croit qu’un changement de culture doit toujours s’opérer et que pour y arriver, «les hommes sont nos alliés». 

La professeure Dogba a soutenu que c’est lors de son arrivée à Québec, en 2014, qu’elle s’est sentie différente, en tant que femme noire. Au début de sa carrière, on la prenait souvent pour une étudiante. 

Sur le thème de la maternité, elle a raconté avoir fait le choix de rester auprès de son bébé né prématurément au Québec, et de ne pas «sacrifier la maternité sur l’autel de la carrière». Âgée de 28 ans, Alisson Clémenceau a quant à elle confié son envie de devenir mère, mais pour le moment, elle a décidé de repousser le projet à plus tard. «Je me sens stressée à l’idée d’arriver et de commencer mon poste avec une bedaine», a-t-elle soutenu. Une réalité qui résonne auprès de nombreuses stagiaires postdoctorales ou de celles qui ont des postes instables au début de leur carrière en sciences. 

La causerie a été animée par Eugénie Brouillet, vice-rectrice à la recherche et à l'innovation de l’Université Laval, et par Lynda Marie Clémence Agbo, doctorante à l’Université Laval.

Elle a été organisée par l’Acfas, en collaboration avec la Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université Laval et l’Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures.

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