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Vie universitaire

Occuper son emploi de rêve

Le Service de développement professionnel fait écho à un marché du travail qui se transforme à grande vitesse

Par : Brigitte Trudel – Collaboration spéciale

Certains parlent de bouleversement, d'autres de révolution, mais une chose est sûre, ça bouge dans le monde du travail. L'essor technologique et la pandémie, pour ne nommer que ces facteurs, y jouent de leur influence. «Cela implique d'acquérir sans cesse de nouvelles connaissances, et ce, rapidement», affirme André Raymond. Celui-ci est à la tête du Service du développement professionnel (SDP) issu de la récente fusion du Service de placement de l'Université Laval (SPLA) et de la Direction générale de la formation continue (DGFC). «Depuis deux ans, signale-t-il, les personnes de 25 ans et plus sont celles dont les inscriptions ont le plus gagné en nombre sur le campus.» Il y voit une manifestation d'un besoin en croissance chez ceux et celles qui cherchent à accéder au marché de l'emploi ou qui désirent peaufiner leurs compétences. 

Dans cette perspective, note le directeur, un rapprochement étroit entre l'accompagnement en emploi et la formation continue, tout au long de la vie, ne peut qu'être avantageux pour les étudiants et les diplômés. «À ma connaissance, l'Université Laval est la première au Canada à intégrer de façon dynamique ces deux services.» 

Tirer profit des nouveautés

Qu'est-ce qui change tant la donne sur le marché du travail? Notamment des domaines en émergence et des types d'emplois inédits, note André Raymond. Il cite pour exemples tout ce qui se rapporte au métavers et à la sphère virtuelle. Également, le marketing numérique, qui a connu un vif essor depuis les débuts de la pandémie. Les particularités et les enjeux propres à ces domaines se définissent et s'ajustent sur le terrain, au fur et à mesure, explique-t-il. En raison de cette mouvance, un écart tend à se creuser entre les compétences requises pour pourvoir les postes qui leur sont liés et le profil des futurs travailleurs. «Nos programmes d'études ne sont pas en cause, insiste le directeur. Ils sont excellents et nos apprenants y sont très bien formés. Mais dans un monde de l'emploi marqué par ces mutations rapides, le décalage devient inévitable.»

D'où l'idée d'assurer un meilleur arrimage entre étudiants et diplômés, entreprises et formations. «Peu importe le domaine, nous voulons être en mesure de dire à nos étudiants et à nos diplômés de façon très personnalisée: “Voici de nouveaux emplois sur le marché qui se rapprochent de ton profil. Et voici la formation que tu pourrais suivre si tu souhaites y correspondre.” Le but, c'est de les outiller pour accéder à leur emploi de rêve.»

Des formations qui se démarquent

Parlant de formations et d'offres de perfectionnement, celles qui s'adressent aux gens en recherche ou en activité d'emploi sont légion. Plusieurs sont proposées sur les réseaux sociaux et ailleurs sur le Web, sous diverses formes, brèves ou plus longues, gratuites ou pas. «Le marché est hyperconcurrentiel, convient André Raymond. Devant une telle abondance, il peut être difficile pour les intéressés de s'y retrouver et de faire les bons choix. Au SDP, nous nous démarquons en mettant en place des formations de très grande qualité, pertinentes et connectées aux besoins des apprenants.» 

À ce titre, il mentionne que la collaboration avec les facultés et les départements du campus dans la création de cette offre est de plus en plus étroite. À ce jour, le SDP cumule 384 programmes comprenant les plus courts non crédités, les certificats et les nanoprogrammes. Ils sont disponibles soit en classe ou en ligne, en mode synchrone ou non. Et la variété promet d'être régulièrement bonifiée, indique le directeur.

Pour une économie en santé

Par ailleurs, une importante pénurie de main-d'œuvre frappe le marché de l'emploi. Les chefs d'entreprises font face à des difficultés de recrutement qui les empêchent de dormir, illustre André Raymond. Ce genre de déséquilibre, affirme-t-il, ne peut durer trop longtemps, car plus il sévit, plus il risque d'entraîner la fermeture d'organisations ou leur déménagement. 

«Pour nos apprenants, ce sont des occasions d'emplois qui se perdent, déplore-t-il. En tant qu'université, nous avons un rôle à jouer pour favoriser une économie en santé dans notre région. Ultimement, prendre en considération la viabilité des entreprises, c'est maximiser les possibilités d'emplois pour nos étudiants et pour nos diplômés.»

Mieux comprendre les besoins des organisations, leur proposer des stratégies de recrutement sur mesure, concevoir des formations adaptées à leurs objectifs qui soutiennent leurs équipes dans leur cheminement professionnel, dépoussiérer les processus d'admission sont autant de cibles nommées par le directeur du SDP pour y arriver. 

La passion du directeur

Comment décrocher un emploi convoité? Qu'est-ce qui rend heureux au travail? Quel est le secret d'une carrière réussie? Ces questions intriguent et intéressent depuis longtemps André Raymond. Au point qu'il en a fait sa spécialité. Détenteur d'un baccalauréat en relations industrielles et d'une maîtrise en développement des organisations obtenus de l'Université Laval, il travaille depuis plus de 25 ans en employabilité. Ces 14 dernières années, il les a passées sur le campus, entre autres comme directeur adjoint, puis directeur du SPLA. Il combine cette fonction et celle de directeur par intérim de la DGFC depuis trois ans. 

Sur l'ensemble de sa vaste expérience, il retient un épisode qui l'a marqué. «Avant le SPLA, j'ai travaillé deux ans pour une firme spécialisée en transition de carrière, auprès de cadres démis de leurs fonctions. Ces gens avaient misé sur un parcours linéaire. Les voir affronter le sentiment de tout perdre, ça m'attristait. J'ai compris l'importance d'avoir un bon réseau, de développer constamment ses intérêts et d'avoir un plan B en matière d'emploi.» Depuis, il garde en tête ces éléments, qui sont au cœur de son approche favorisant avant tout le bien-être. 

En outre, l'employabilité, ce sujet qui passionne André Raymond, est loin de se tarir. Les défis qui le concernent, présents et à venir, sont nombreux. «Pensons simplement au phénomène du télétravail, qui est là pour rester. Beaucoup d'interrogations l'entourent. Entre autres, en ce qui a trait aux compétences humaines et comportementales propres au milieu de travail, les liens entre collègues, l'appartenance à une organisation. Comment s'acquièrent-ils en mode virtuel?» 

Bref, le marché de l'emploi, voilà un univers qu'on n'aura jamais fini d'explorer, affirme le directeur. Quant à «l'après-monde du travail»? Là aussi, il y a beaucoup de centres d'intérêt possibles. «L'Université du troisième âge fait aussi partie des entités chapeautées par le SDP», rappelle André Raymond, ajoutant qu'il n'est jamais trop tard pour se découvrir une passion. «L'apprentissage, ça dure tout au long de la vie!»

André Raymond est à la tête du Service du développement professionnel de l'Université Laval.

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