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De futurs architectes sortent du cadre

Faisant appel à leur créativité et à leur savoir-faire, près de 60 étudiantes et étudiants en architecture ont conçu et fabriqué une trentaine d’objets beaux et utilitaires

Par : Yvon Larose
<em>Téléphorloge </em>(téléphone à roulette et horloge, béton, bois et acier brossé, 28,5cm de haut, 15cm de profond et 16,5cm de large), par Estelle Duval, Carol-Ann Ouellet et Samuel Paré
<em>Téléphorloge </em>(téléphone à roulette et horloge, béton, bois et acier brossé, 28,5cm de haut, 15cm de profond et 16,5cm de large), par Estelle Duval, Carol-Ann Ouellet et Samuel Paré

Téléphorloge, Illusoire, Hnefatafl: ces titres intrigants entrouvrent la porte sur les surprises qui attendent ceux et celles qui verront l’exposition-encan L’Objet 2022 présentée à compter du 25 mars sur la passerelle du Musée de la civilisation à Québec. Initiative étudiante, cette activité, qui en sera à sa trentième édition, réunira 33 œuvres uniques conçues et fabriquées par une soixantaine d’étudiantes et d’étudiants en architecture de l’Université Laval. À la fois belles, audacieuses et utilitaires, ces œuvres seront mises aux enchères en présentiel dans la soirée du 31 mars. Quelques centaines de personnes, des étudiants, des professeurs, des employeurs et des citoyens amateurs de beaux objets, sont attendues. Les fonds amassés serviront au financement d’activités des finissants de la maîtrise professionnelle en architecture de l’année en cours.

«L’Objet 2022 est un énorme événement, explique la candidate à la maîtrise en architecture et coprésidente du comité de L’Objet, Ève-Marie Stewart. À lui seul, le comité organisateur comprend 33 personnes. Les concepteurs et conceptrices formaient des équipes d’une, deux, trois ou quatre personnes. Dans leur démarche, ils et elles ont eu recours aux équipements du Fablab de l’École d’architecture, comme la découpeuse laser et les imprimantes 3D pour le plastique, la résine et le nylon, ainsi que la découpeuse à 3 axes de l’Atelier Mock/Up.»

Coralee Tremblay est également candidate à la maîtrise en architecture et coprésidente du comité organisateur. Selon elle, L’Objet permet aux étudiants en architecture à la fois d’exprimer leur créativité et de réaliser un objet de A à Z. «Nous avons la possibilité d’aborder l’échelle urbaine lors de notre parcours universitaire, souligne-t-elle. Mais il devient intéressant de s’attarder aussi à l’échelle de l’objet et d’explorer tout son processus jusqu’à la concrétisation réelle d’un produit.»

Cette dernière insiste sur Téléphorloge. Cette œuvre signée Estelle Duval, Carol-Ann Ouellet et Samuel Paré marie le béton, le pin blanc et l’acier brossé.

«Ils ont intégré le mécanisme de l’horloge à l’intérieur du téléphone, lequel fonctionne avec une roulette comme les anciens appareils, dit-elle. Pour les avoir vus travailler à la menuiserie pour sabler le téléphone et faire le moule de leur socle, je leur lève mon chapeau. J’ai échangé un peu avec eux pour comprendre mieux leur processus et cela semblait tout un défi. Il faut souligner que ce sont des étudiantes et étudiant de 2e année au baccalauréat. La réalisation de leur objet est d’une grande qualité. Ils ont certainement appris beaucoup.»

Une vidéo, deux nouveautés

L’exposition-encan L’Objet 2022 a pour thème «Objet non identifié». Avant le Musée de la civilisation, les œuvres ont garni les vitrines de La Maison Simons du Vieux-Québec. Pour la deuxième année consécutive, les objets produits, qu’il s’agisse de jeux de société, de luminaires ou de meubles, sont mis en valeur par une vidéo de grande qualité de près de 7 minutes coréalisée par les étudiants en architecture Antoine Mahier et Charlie Wenger. Ce document montre les conceptrices et les concepteurs visiblement heureux d’interagir avec leur œuvre respective.

La soirée de mise aux enchères comprendra deux nouveautés, soit un objet mystère et un encan silencieux. L’objet mystère a été conçu et fabriqué par deux diplômés de l’École d’architecture, Andrée Brunet et Maxime Tremblay-Laverdière. L’encan silencieux se déroulera pendant une heure et demie. Au cours de cette période, le visiteur intéressé par un objet pourra se rendre à un lutrin placé à côté de chaque œuvre et inscrire sa mise sur une feuille qu’il déposera dans une enveloppe.

«Suivra l’encan parlé, indique Ève-Marie Stewart. La mise de départ sera de 50$ par objet. Habituellement, les œuvres se vendent autour de 300$ en moyenne. Certaines dépassent 1000$.»

<em>Illusoire </em>(accessoire-jouet, bois et contreplaqué, 5cm de haut, 20cm de profond et 10cm de large), par Vanessa Bastien
<em>Hnefatafl </em>(jeu d’échecs viking, bois, 8cm de haut pour les pièces, 43cm de profond et 43cm de large), par Michaël Fillion et Marie-Gabrielle Poulin
<em>Réverbère </em>(lampe d’appoint, bois, verre et acier, 45cm de haut, 25cm de profond, 25cm de large), par Marc-Antoine Bouchard et Nicholas Harvey
<em>L’Anti-mobilier</em> (siège, briques et acier, 60cm de haut, 55cm de profond, 64cm de large), par Alfred Stephenson Dubois et Bruno Morin
<em>Baguettes en l’air</em> (console, bois, 71cm de haut, 30cm de profond et 90cm de large), par Justine Audet et Laurence Audet

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